Démarrer l'essai gratuit
Searching...
SoBrief
Français
EnglishEnglish
EspañolSpanish
简体中文Chinese
繁體中文Chinese (Traditional)
FrançaisFrench
DeutschGerman
日本語Japanese
PortuguêsPortuguese
ItalianoItalian
한국어Korean
РусскийRussian
NederlandsDutch
العربيةArabic
PolskiPolish
हिन्दीHindi
Tiếng ViệtVietnamese
SvenskaSwedish
ΕλληνικάGreek
TürkçeTurkish
ไทยThai
ČeštinaCzech
RomânăRomanian
MagyarHungarian
УкраїнськаUkrainian
Bahasa IndonesiaIndonesian
DanskDanish
SuomiFinnish
БългарскиBulgarian
עבריתHebrew
NorskNorwegian
HrvatskiCroatian
CatalàCatalan
SlovenčinaSlovak
LietuviųLithuanian
SlovenščinaSlovenian
СрпскиSerbian
EestiEstonian
LatviešuLatvian
فارسیPersian
മലയാളംMalayalam
தமிழ்Tamil
اردوUrdu
Think Again
Essayez l'accès complet pendant 3 jours
Débloquez l'écoute et bien plus !
Continuer

Points clés

1. La polarisation est un engrenage culturel omniprésent et destructeur.

Ces attitudes sapent le respect, la connexion et la coopération.

Crise mondiale. Notre planète fait face à des défis immenses — guerre, pauvreté, changement climatique, injustice sociale — qui exigent une coopération étendue. Pourtant, au lieu de s’unir, des groupes divers aux croyances et valeurs opposées se polarisent de plus en plus, provoquant blocages et incapacités à résoudre les problèmes cruciaux. Ce n’est pas qu’un problème politique ; cela s’immisce dans la vie personnelle, affectant amitiés, relations familiales et cohésion communautaire.

Définir la polarisation. La polarisation est un syndrome complexe qui englobe plusieurs dimensions :

  • Distance : Les points de vue des groupes sont très éloignés sur des échelles pertinentes.
  • Homogénéité : Les membres de chaque groupe partagent des opinions très similaires.
  • Antagonisme : Les groupes éprouvent haine, mépris ou peur envers leurs adversaires.
  • Incivilité : Discours négatifs et abusifs à l’encontre de l’autre camp.
  • Rigidité : Refus de compromis sur des valeurs « sacrées ».
  • Blocage : Incapacité à coopérer et atteindre des objectifs communs.
    Ce problème multifacette se manifeste aux États-Unis comme à l’échelle mondiale, du Brexit à la crise migratoire, souvent alimenté par des divisions idéologiques perçues plus que réelles.

Discours toxique. Un moteur majeur de cette polarisation est le « discours toxique ». Plutôt que des échanges civils, on observe interruptions, caricatures, insultes et menaces. Cette incivilité, bien que parfois efficace pour attirer l’attention ou renforcer la solidarité de groupe, empêche finalement la compréhension mutuelle et l’empathie. Elle fait fuir les voix modérées et décourage l’engagement juste, factuel et réfléchi, entraînant une spirale descendante de mépris et de dédain.

2. Les arguments sont essentiels à la compréhension, au respect et au progrès.

C’est cette compréhension mutuelle qui nous aide à collaborer.

Au-delà de la victoire. Beaucoup perçoivent les arguments comme des combats verbaux ou des compétitions visant à « gagner » ou « battre » l’adversaire. Cette vision est limitée et contre-productive. Un véritable argument, au sens de présenter des raisons, est un outil pour accroître la compréhension — aider autrui à saisir pourquoi vous croyez quelque chose, et pourquoi un phénomène se produit, même si les opinions ne changent pas. Cette compréhension partagée est la base de la coopération.

Cultiver des vertus. S’engager dans un argument raisonné témoigne du respect envers son auditoire, en reconnaissant sa capacité à comprendre et répondre aux raisons. Cela développe aussi l’humilité, car confronter des points de vue opposés bien fondés peut révéler les limites de ses propres connaissances et la validité d’autres perspectives. Cette humilité est cruciale pour dépasser l’excès de confiance et les positions rigides.

Chemin vers le compromis. Les arguments facilitent le compromis en clarifiant les raisons et valeurs sous-jacentes. Lorsque chaque camp exprime son « pourquoi », il devient possible d’identifier des préoccupations communes ou de trouver des positions intermédiaires répondant à des besoins divers. Ce processus, bien que difficile, est nécessaire au progrès, surtout sur des questions complexes où les solutions absolues sont rares. Les arguments ne sont donc pas seulement des échanges intellectuels, mais des ponts vers l’action collective.

3. Nous sommes souvent de mauvais raisonnants, mais nous pouvons améliorer nos compétences.

Nous ne sommes pas aussi bons en raisonnement que nous aimons le croire.

Biais cognitifs. Malgré notre intelligence, l’humain est sujet à des erreurs systématiques de raisonnement. Les études psychologiques révèlent des tendances telles que :

  • Pensée souhaitée : Croire qu’un argument est valide parce qu’on veut que sa conclusion soit vraie (ex. : supporters sportifs).
  • Biais de désirabilité : Chercher des informations qui confirment des résultats souhaités (ex. : se peser plusieurs fois).
  • Heuristique de représentativité : S’appuyer excessivement sur des stéréotypes ou exemples typiques, en négligeant les probabilités de base (ex. : juger le domaine d’études d’un étudiant).
    Ces biais nous égarent souvent, même dans des tâches logiques simples comme le test de sélection de Wason.

Le test de Wason. Cette expérience classique montre comment le contexte influence notre capacité de raisonnement. Les participants peinent à identifier les cartes nécessaires pour tester une règle dans des scénarios abstraits (ex. : « Si une carte a un B d’un côté, elle a un 2 de l’autre »). Pourtant, leurs performances s’améliorent nettement lorsque la tâche est présentée dans un contexte social concret (ex. : vérifier si des personnes enfreignent une loi sur l’âge légal de consommation). Cela suggère que notre raisonnement est souvent meilleur lorsqu’il s’applique à des problèmes réels.

Capacité d’amélioration. La bonne nouvelle est que nos compétences en raisonnement ne sont pas figées. Elles peuvent s’améliorer par la formation, la pratique et en cultivant le désir de vérité et de compréhension. La délibération en groupe, où l’on évalue les arguments plutôt que de simplement les produire, améliore aussi significativement la qualité du raisonnement. En reconnaissant nos défauts inhérents et en créant des environnements favorisant la pensée critique et la correction d’erreurs, nous pouvons devenir des arguers et raisonnants plus efficaces.

4. Les arguments sont des raisons structurées, non de simples disputes ou assertions.

Un argument est une série connectée de prémisses destinée à présenter une raison pour une conclusion.

Au-delà des insultes et contradictions. Les arguments se distinguent des simples insultes, bagarres physiques ou contradictions. Traiter quelqu’un de noms ou dire simplement « Non » à sa revendication ne constitue pas un argument car cela n’offre aucune raison ni preuve. Un argument exige une présentation structurée de propositions, où certaines (prémisses) servent de raisons pour une autre (conclusion).

Objectifs des arguments. Les arguments ont plusieurs finalités au-delà de gagner un débat. Ils peuvent :

  • Justifier des croyances : Fournir des preuves pour convaincre qu’une conclusion est vraie.
  • Justifier des actions : Offrir des raisons pour adopter une certaine conduite.
  • Expliquer des phénomènes : Clarifier pourquoi quelque chose s’est produit, même si l’auditoire y croit déjà (ex. : expliquer une éclipse).
    Cette compréhension large présente les arguments comme des outils de compréhension approfondie, pas seulement de persuasion.

Identifier les arguments. Les orateurs utilisent souvent des « marqueurs d’argument » pour signaler prémisses ou conclusions. Des mots comme « donc », « par conséquent », « ainsi », « d’où » introduisent généralement des conclusions, tandis que « parce que », « puisque », « car » introduisent des prémisses. Toutefois, ces marqueurs ne sont pas infaillibles ; le contexte est essentiel. Parfois, les arguments sont implicites plutôt qu’explicites, nécessitant une interprétation attentive pour révéler le raisonnement sous-jacent.

5. Maîtriser le langage argumentatif aide à identifier et compléter les arguments.

Le but de tous ces termes protecteurs est de rendre les prémisses moins vulnérables aux objections, transformant ainsi de mauvais arguments en meilleurs arguments et stoppant la régression des raisons.

Arrêter la régression. Chaque prémisse d’un argument pourrait théoriquement nécessiter sa propre justification, menant à une régression infinie. En pratique, on utilise des « bloqueurs de régression » pour rendre les arguments gérables et efficaces auprès d’un public donné. Ces outils linguistiques aident à gérer les objections et clarifier l’intention de l’argumenteur.

Quatre types de bloqueurs de régression :

  • Termes protecteurs : Affaiblissent les affirmations pour les rendre moins vulnérables à la réfutation (ex. : « beaucoup », « la plupart », « peut-être », « il se pourrait »). Cela évite de surévaluer une prémisse, la rendant plus facile à défendre, sans toutefois l’affaiblir excessivement.
  • Termes assurants : Suggèrent qu’il y a une raison pour une affirmation sans la formuler explicitement (ex. : « sûrement », « évidemment », « certainement », « en fait »). Ces termes fonctionnent dans des contextes de confiance mais peuvent être détournés pour éviter l’examen ou masquer des sources douteuses.
  • Termes évaluatifs : Emploient des mots impliquant des normes (ex. : « bon », « mauvais », « dangereux », « sûr »). Ces termes peuvent clore un argument en s’appuyant sur des valeurs ou standards partagés, même si ceux-ci ne sont pas explicitement définis.
  • Termes relativisant : Anticipent et désamorcent les objections en reconnaissant un contre-argument mais en en minimisant l’importance (ex. : « mais », « bien que », « cependant »). Ces termes révèlent les priorités de l’argumenteur et peuvent mettre en lumière des considérations concurrentes.

Reconstruction d’arguments. L’« analyse approfondie » consiste à identifier prémisses et conclusions explicites, puis à insérer des « prémisses supprimées » non énoncées mais nécessaires pour rendre l’argument valide et solide. Ce processus, appelé reconstruction d’argument, vise à rendre l’argument aussi fort et clair que possible, non à ridiculiser l’argumenteur. Il aide à dévoiler les hypothèses cachées et clarifie la véritable force du raisonnement.

6. Un argument solide exige validité et prémisses vraies.

Un argument solide est défini comme un argument à la fois valide et dont toutes les prémisses sont vraies.

Validité : le lien logique. Un argument est « valide » si et seulement s’il est impossible que toutes ses prémisses soient vraies tandis que sa conclusion est fausse. La validité concerne la structure de l’argument, non la vérité effective de ses énoncés. Un argument valide peut avoir des prémisses fausses et une conclusion fausse, ou des prémisses vraies et une conclusion vraie. L’essentiel est la connexion nécessaire : si les prémisses étaient vraies, la conclusion devrait être vraie.

Solidité : la référence ultime. Pour qu’un argument soit vraiment « bon » ou épistémiquement valable, il doit être « solide ». Un argument solide est à la fois valide et possède toutes ses prémisses vraies. Cela garantit que sa conclusion est toujours vraie, en faisant un outil puissant pour établir vérité et justification.

Déduction vs induction. Les arguments se classent selon la relation voulue entre prémisses et conclusion :

  • Arguments déductifs : Destinés à être valides, leurs prémisses doivent garantir la conclusion. Un argument déductif invalide échoue dans son objectif principal.
  • Arguments inductifs : Ne visent pas la validité ; leurs prémisses offrent un soutien à la conclusion, la rendant probable mais non certaine. Critiquer un argument inductif pour invalidité est une erreur de catégorie.
    Cette distinction est cruciale pour une évaluation juste, car des normes différentes s’appliquent à chaque type.

7. Les arguments inductifs offrent de la force, non de la certitude, et prennent diverses formes.

La conscience que plus d’informations pourraient changer la donne motive la poursuite de l’enquête.

Force plutôt que certitude. Contrairement aux arguments déductifs, les arguments inductifs ne visent pas la certitude ou la validité. Ils visent la « force », c’est-à-dire que leurs prémisses rendent la conclusion hautement probable. Cette caractère révisable — la possibilité que de nouvelles informations affaiblissent l’argument — est une qualité, non un défaut. Elle encourage l’humilité, l’ouverture aux nouvelles preuves et la recherche continue.

Évaluer la force inductive. La force d’un argument inductif se comprend souvent comme la probabilité conditionnelle de sa conclusion, compte tenu des prémisses. Une probabilité plus élevée indique un argument plus fort. Pour évaluer cette force, il faut considérer :

  • La vérité des prémisses.
  • La taille de l’échantillon (pour les généralisations).
  • Les biais éventuels de l’échantillon (pour les généralisations).
  • La présence de classes de référence conflictuelles (pour les applications).
  • L’existence d’explications alternatives meilleures (pour les inférences à la meilleure explication).

Formes inductives courantes. Le raisonnement inductif est omniprésent dans la vie quotidienne et la science :

  • Généralisation statistique : Tirer une conclusion sur un groupe entier à partir d’un échantillon (ex. : sondage d’électeurs).
  • Application statistique : Appliquer une généralisation à un individu (ex. : prédire les préférences d’une personne selon sa démographie).
  • Inférence à la meilleure explication : Conclure qu’une hypothèse est vraie car elle explique le mieux les phénomènes observés (ex. : déductions de Sherlock Holmes, théories scientifiques).
  • Argument par analogie : Inférer que deux choses similaires à certains égards le sont aussi à d’autres.
  • Raisonnement causal : Déterminer des relations de cause à effet.
  • Raisonnement probabiliste : Utiliser la probabilité mathématique pour évaluer les chances.
    Comprendre ces formes nous aide à naviguer l’incertitude et à prendre des décisions éclairées, même sans certitude absolue.

8. Méfiez-vous des sophismes courants qui sapent le raisonnement.

L’argument peut être tout aussi mauvais dans les deux cas. La seule différence réside dans la conscience et l’intention de l’argumenteur.

Pièges du langage. Les arguments peuvent échouer à cause de défauts linguistiques :

  • Équivocation : Utiliser un mot avec deux sens différents dans un même argument, donnant l’illusion de validité (ex. : « Mon voisin a eu un ami pour dîner »).
  • Pente glissante (conceptuelle) : Affirmer qu’en l’absence de frontière précise entre deux concepts (ex. : « à l’heure » vs « en retard »), il n’y a pas de différence réelle, menant à des conclusions absurdes.
  • Pente glissante (causale) : Prétendre qu’une action initiale apparemment anodine entraînera inévitablement une chaîne de conséquences désastreuses. Cela exige des preuves solides de la chaîne causale.

Prémisses hors sujet. Nombre de sophismes reposent sur des prémisses logiquement sans rapport avec la conclusion :

  • Ad hominem : Attaquer la personne plutôt que l’argument (ex. : rejeter des manifestants à cause de leur apparence). Si certains traits personnels (comme l’expertise) peuvent influencer la confiance, ils déterminent rarement la vérité d’une affirmation.
  • Appel à l’autorité : Se fier à la parole d’une autorité sans examen critique. C’est fallacieux si l’autorité est mal citée, peu fiable, non experte dans le domaine concerné, ou s’il n’y a pas de consensus d’experts.

Raisonnement circulaire.

  • Pétition de principe : Un argument dont les prémisses ne peuvent être justifiées sans déjà supposer la conclusion (ex. : « La Bible dit que Dieu existe, et la Bible est la parole de Dieu, donc Dieu existe »). Ces arguments n’avancent pas et ne fournissent aucune justification indépendante.

9. Une réfutation efficace cible prémisses, conclusion ou lien entre elles.

Pour réfuter un argument, il faut fournir une raison suffisante de douter de cet argument.

Au-delà du simple déni. Réfuter un argument ne se limite pas à nier sa conclusion ou à proposer une contre-assertion. Cela signifie donner une raison adéquate de douter que l’argument soutienne correctement sa conclusion. Cela ne veut pas forcément dire prouver la fausseté de la conclusion, mais montrer que l’argument est défectueux.

Trois cibles pour la réfutation :

  • Douter des prémisses : Montrer qu’une ou plusieurs prémisses sont probablement fausses ou non justifiées. Une méthode courante est de fournir des contre-exemples (ex. : démontrer que « les impôts élevés réduisent toujours l’emploi » est faux en citant un cas historique contraire). Cependant, les argumenteurs peuvent souvent nuancer leurs prémisses (ex. : « réduisent généralement l’emploi »), déplaçant le débat sur l’exceptionnalité du cas.
  • Douter de la conclusion : Montrer que la conclusion est fausse ou absurde. La forme la plus forte est la réduction à l’absurde, démontrant que la conclusion mène à une contradiction ou une absurdité inacceptable. Il faut toutefois éviter d’attaquer un homme de paille — une version déformée ou simplifiée de la conclusion réelle de l’adversaire.
  • Douter du soutien : Montrer que les prémisses, même vraies, ne soutiennent pas adéquatement la conclusion. Cela peut passer par l’identification de sophismes (comme vus précédemment) ou l’usage d’arguments parallèles.

Arguments parallèles. Cette technique puissante consiste à construire un argument de même forme que l’argument visé, mais avec des prémisses manifestement vraies et une conclusion manifestement fausse. Si l’argument parallèle est clairement défectueux, cela suggère un défaut similaire dans la structure de l’argument original. Martin Luther King Jr. a utilisé cette méthode pour contester la condamnation des manifestations pacifiques. Bien que pas toujours concluante, cette stratégie déplace la charge de la preuve et force les argumenteurs à

Dernière mise à jour:

Report Issue

Résumé des avis

3.34 sur 5
Moyenne de 500+ évaluations de Goodreads et Amazon.

Think Again suscite des avis partagés. Nombreux sont ceux qui saluent son introduction accessible à la logique et à l’argumentation, la jugeant opportune et nécessaire dans le climat polarisé actuel. Les lecteurs apprécient son approche non partisane ainsi que les exemples concrets qu’il propose. Toutefois, certains le trouvent sec ou trop académique. Les critiques reprochent une simplification excessive des enjeux complexes et un traitement insuffisant des plateformes modernes de débat. Dans l’ensemble, les commentateurs s’accordent à reconnaître qu’il s’agit d’un guide utile pour comprendre le raisonnement et favoriser un dialogue constructif, même si les opinions divergent quant à son aspect divertissant et à son applicabilité dans la vie quotidienne.

Your rating:
4.11
185 évaluations
Want to read the full book?

FAQ

What is "Think Again: How to Reason and Argue" by Walter Sinnott-Armstrong about?

  • Comprehensive guide to reasoning: The book teaches readers how to identify, analyze, evaluate, and refute arguments, focusing on logic and evidence rather than rhetorical tricks.
  • Addressing polarization: It explores the causes and consequences of cultural and political polarization, emphasizing the importance of mutual understanding and civil discourse.
  • Practical structure: Divided into three parts—why to argue, how to argue, and how not to argue—it provides a step-by-step approach to mastering argumentation.
  • Real-world application: The book encourages applying these skills in everyday life to improve communication, decision-making, and cooperation.

Why should I read "Think Again: How to Reason and Argue" by Walter Sinnott-Armstrong?

  • Reviving argument skills: The author aims to counteract the decline of serious argumentation in society, replacing slogans and insults with reasoned discussion.
  • Societal improvement: Learning to argue well can reduce polarization, foster understanding, and promote cooperation in a divided world.
  • Personal growth: The book helps readers refine their own beliefs, understand opposing views, and develop humility and respect for others’ rationality.
  • Educational foundation: It equips readers with essential critical thinking skills valuable in personal, academic, and professional contexts.

What are the key takeaways from "Think Again: How to Reason and Argue"?

  • Arguments clarify beliefs: Good arguments provide reasons for beliefs, leading to deeper understanding and better decision-making.
  • Polarization is multifaceted: The book breaks down polarization into dimensions like antagonism, incivility, and gridlock, showing it’s more than mere disagreement.
  • Reason and emotion interplay: Effective argumentation acknowledges the role of emotions while grounding beliefs in rational reasons.
  • Practice and civility matter: Engaging respectfully with those who disagree is crucial for learning and reducing societal divisions.

How does Walter Sinnott-Armstrong define an argument in "Think Again"?

  • Connected premises and conclusion: An argument is a series of statements (premises) intended to provide a reason for a conclusion.
  • Purpose is understanding: Arguments aim to increase understanding, not just to win debates or contradict others.
  • Distinct from other speech: Arguments differ from insults, fights, or mere contradiction because they offer reasons rather than denials or abuse.
  • Markers in language: Words like "because," "so," and "therefore" often signal arguments, though context is important.

What is polarization, according to "Think Again: How to Reason and Argue"?

  • Multiple dimensions: Polarization involves not just differences in opinion, but also antagonism, incivility, rigidity, and inability to cooperate.
  • Beyond disagreement: True polarization requires negative emotions and behaviors that prevent constructive engagement.
  • Global relevance: While focusing on the U.S., the book notes that polarization is a widespread issue affecting many societies.
  • Rooted in argument failures: Poor argumentation and lack of mutual understanding are key contributors to polarization.

How does "Think Again" by Walter Sinnott-Armstrong distinguish between deductive and inductive arguments?

  • Deductive arguments: These aim for certainty, guaranteeing the conclusion if the premises are true; validity is essential.
  • Inductive arguments: These provide probable support for conclusions, allowing for uncertainty and defeasibility with new evidence.
  • Intention matters: The distinction depends on whether the arguer intends to provide certainty (deduction) or probability (induction).
  • Examples provided: The book illustrates both types with real-world examples, such as statistical generalizations and logical syllogisms.

What are valid and invalid argument forms in "Think Again: How to Reason and Argue"?

  • Valid forms: Includes modus ponens, modus tollens, hypothetical syllogism, and disjunctive syllogism—forms where the conclusion follows necessarily from the premises.
  • Invalid forms: Common errors include affirming the consequent and denying the antecedent, which can lead to false conclusions.
  • Formal vs. semantic validity: Some arguments are valid due to logical form, others due to word meanings; both are discussed in the book.
  • Recognizing errors: Understanding these forms helps readers avoid logical mistakes in their own reasoning.

How does Walter Sinnott-Armstrong define and use suppressed premises in "Think Again"?

  • Implicit assumptions: Suppressed premises are unstated but necessary assumptions that make an argument valid.
  • Role in analysis: Identifying these premises clarifies the logical structure and prevents unfair dismissal of arguments.
  • Legitimate and risky: While often used for efficiency, suppressed premises can sometimes hide dubious assumptions, especially in manipulative contexts.
  • Argument reconstruction: The book teaches how to fill in these gaps to better understand and evaluate arguments.

What are the main types of inductive arguments described in "Think Again: How to Reason and Argue"?

  • Statistical generalization/application: Drawing conclusions about populations from samples, or applying general statistics to individuals.
  • Inference to the best explanation: Selecting the hypothesis that best explains observed facts, common in science and detective work.
  • Analogy and causal reasoning: Making predictions or explanations based on similarities or cause-effect relationships.
  • Probability reasoning: Using conditional probability and Bayes’s theorem to assess the likelihood of conclusions.

How does "Think Again" by Walter Sinnott-Armstrong address fallacies and how to avoid them?

  • Categorizing fallacies: The book groups fallacies into language defects (ambiguity, vagueness), irrelevance (ad hominem, appeals to authority), and defective reasoning (begging the question, false dichotomy).
  • Language pitfalls: Ambiguity and vagueness can undermine arguments by causing confusion or shifting meanings.
  • Evaluating authority: The book advises checking if authorities are cited correctly, are trustworthy, and are experts in the relevant field.
  • Constructive evaluation: Rather than dismissing arguments outright, the book recommends reconstructing them charitably and identifying suppressed premises.

What practical methods does "Think Again" recommend for evaluating and refuting arguments?

  • Assessing validity and strength: Deductive arguments should be checked for validity, while inductive arguments are evaluated for the probability of the conclusion given the premises.
  • Refuting strategies: Refutations can target false premises, weak support, or the conclusion itself, often using counterexamples or parallel arguments.
  • Avoiding straw men: Accurate interpretation is essential; misrepresenting an argument weakens the refutation and undermines discourse.
  • Parallel arguments: Constructing similar arguments with obviously false conclusions can reveal flaws in the original reasoning.

What advice does "Think Again: How to Reason and Argue" offer for improving argumentation and reducing polarization?

  • Practice with disagreement: Engaging with those who sincerely disagree fosters humility, openness, and better reasoning skills.
  • Construct and analyze both sides: Building and evaluating strong arguments for opposing views deepens understanding and critical thinking.
  • Promote civility and respect: Listening carefully, avoiding insults, and interpreting arguments charitably are key to productive discourse.
  • Teach and model good reasoning: Sharing argumentation skills in everyday life helps spread critical thinking and counteract toxic talk.

À propos de l'auteur

Walter Sinnott-Armstrong est un philosophe américain et professeur à l’université Duke. Né en 1955, il se spécialise en éthique, épistémologie, neuroéthique, philosophie du droit et sciences cognitives. Reconnu pour ses travaux en éthique pratique, il est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés au raisonnement et à l’argumentation. Son parcours académique nourrit son approche pédagogique, visant à transmettre les compétences de pensée critique à un large public. En tant que titulaire de la chaire Chauncey Stillman d’éthique pratique, il allie rigueur philosophique et explications accessibles de concepts complexes. La maîtrise de Sinnott-Armstrong dans diverses disciplines philosophiques lui permet d’aborder les questions éthiques et cognitives sous différents angles, renforçant ainsi sa réputation de voix majeure en philosophie contemporaine et en éthique appliquée.

Follow
Écouter
Now playing
Think Again
0:00
-0:00
Now playing
Think Again
0:00
-0:00
1x
Queue
Home
Swipe
Library
Get App
Try Full Access for 3 Days
Listen, bookmark, and more
Compare Features Free Pro
📖 Read Summaries
Read unlimited summaries. Free users get 3 per month
🎧 Listen to Summaries
Listen to unlimited summaries in 40 languages
❤️ Unlimited Bookmarks
Free users are limited to 4
📜 Unlimited History
Free users are limited to 4
📥 Unlimited Downloads
Free users are limited to 1
Risk-Free Timeline
Aujourd'hui : Accès immédiat
Écoutez les résumés complets de plus de 26 000 livres. Soit plus de 12 000 heures d'audio !
Jour 2 : Rappel d'essai
Nous vous enverrons une notification pour vous informer que votre essai se termine bientôt.
Jour 3 : Votre abonnement commence
Vous serez débité le Jun 16,
annulez à tout moment avant.
Consume 2.8× More Books
2.8× more books Listening Reading
Our users love us
600,000+ readers
Trustpilot Rating
TrustPilot
4.6 Excellent
This site is a total game-changer. I've been flying through book summaries like never before. Highly, highly recommend.
— Dave G
Worth my money and time, and really well made. I've never seen this quality of summaries on other websites. Very helpful!
— Em
Highly recommended!! Fantastic service. Perfect for those that want a little more than a teaser but not all the intricate details of a full audio book.
— Greg M
Save 62%
Yearly
$119.88 $44.99/year/yr
$3.75/mo
Monthly
$9.99/mo
Start a 3-Day Free Trial
3 days free, then $44.99/year. Cancel anytime.
Unlock a world of fiction & nonfiction books
26,000+ books for the price of 2 books
Read any book in 10 minutes
Discover new books like Tinder
Request any book if it's not summarized
Read more books than anyone you know
#1 app for book lovers
Lifelike & immersive summaries
30-day money-back guarantee
Download summaries in EPUBs or PDFs
Cancel anytime in a few clicks
Scanner
Find a barcode to scan

We have a special gift for you
Open
38% OFF
DISCOUNT FOR YOU
$79.99
$49.99/year
only $4.16 per month
Continue
2 taps to start, super easy to cancel
Settings
General
Widget
Loading...
We have a special gift for you
Open
38% OFF
DISCOUNT FOR YOU
$79.99
$49.99/year
only $4.16 per month
Continue
2 taps to start, super easy to cancel