Points clés
1. La motivation et l’état d’esprit sont essentiels
Seul dans le monde des langues, l’amateur a de la valeur.
L’intérêt est le moteur du succès. Kató Lomb était convaincue que l’intérêt véritable, la motivation, la persévérance et l’assiduité sont bien plus déterminants pour réussir l’apprentissage d’une langue que cette notion vague de « don inné ». Elle voulait démystifier l’apprentissage linguistique, en ôtant le statut héroïque qui lui est souvent attribué, pour le présenter comme une activité intellectuelle accessible et gratifiante pour tous. Son propre parcours, débutant l’apprentissage des langues relativement tard (dans la trentaine et la quarantaine), en est la preuve vivante.
Acceptez l’imperfection. Lomb défendait l’idée qu’il est précieux de connaître une langue « même imparfaitement ». Contrairement à d’autres compétences où l’amateurisme peut être moqué (un mauvais violoniste ou chimiste, par exemple), même des phrases maladroites en langue étrangère peuvent créer des ponts entre les personnes et atteindre des objectifs concrets. Cette vision généreuse encourage les apprenants à dépasser la peur de l’erreur, qu’elle identifie comme un frein majeur.
Un apprentissage joyeux. Associer l’apprentissage des langues au travail ou aux loisirs, plutôt que de le percevoir comme une tâche lourde et séparée, est fondamental. Lomb suggère de l’intégrer dans la vie quotidienne, par exemple en lisant des articles techniques en langue étrangère pour progresser professionnellement ou en regardant des films étrangers. Cette approche transforme l’apprentissage en une source inépuisable de plaisir, rendant le processus motivant et durable.
2. Faites de la lecture active votre outil principal
Nous devrions lire parce que ce sont les livres qui transmettent le savoir de la manière la plus intéressante, et il est dans la nature humaine de rechercher le plaisir et d’éviter la contrariété.
Les livres sont sans égal. Lomb défendait avec passion la lecture comme le « moyen suprême de retenir les connaissances existantes et d’en acquérir de nouvelles ». Elle soulignait que les livres sont toujours disponibles, peuvent être relus à volonté, et permettent à l’apprenant d’avancer à son propre rythme. Ils surpassent ainsi les conversations éphémères ou les horaires rigides des cours, surtout pour les adultes autodidactes.
Un engagement actif. Sa méthode insiste sur la lecture active, c’est-à-dire ne pas se contenter de consommer passivement un texte, mais interagir avec lui. Cela implique :
- Lire avec une certaine « insouciance », en se concentrant sur la compréhension globale plutôt que de chercher chaque mot inconnu.
- Prendre des notes, souligner, poser des questions en marge pour personnaliser l’expérience.
- Déduire le sens des mots par le contexte, ce qui crée une impression plus profonde et durable que la consultation automatique du dictionnaire.
Un contenu personnalisé. Le choix des textes est crucial : ils doivent réellement intéresser l’apprenant. Qu’il s’agisse de catalogues pour philatélistes, de pages sportives pour passionnés, de romans d’amour ou de polars, l’intérêt personnel agit comme un puissant moteur pour dépasser les blocages linguistiques. Cette méthode garantit un apprentissage plaisant et pertinent, favorisant un engagement durable.
3. Apprenez la grammaire à partir de la langue, pas d’abord des règles
On apprend la grammaire à partir de la langue, pas la langue à partir de la grammaire.
La grammaire par immersion. Lomb soutenait fermement l’idée révolutionnaire de la fin du XIXe siècle selon laquelle « on apprend la grammaire à partir de la langue, pas la langue à partir de la grammaire ». Elle rejetait la méthode traditionnelle consistant à bourrer les règles grammaticales et à mémoriser des listes de mots, qu’elle trouvait fastidieuse et peu efficace. Selon elle, les livres ordinaires, lus activement, sont les manuels les plus fiables pour intégrer les structures grammaticales.
Les schémas plutôt que les règles. Elle comparait les structures grammaticales à des « formes de cordonnier » ou des « diapasons » — des modèles qui, une fois intégrés, permettent de produire automatiquement des formes correctes. Le but est que les règles deviennent une seconde nature, comme obéir à un feu rouge sans y penser. Cette automatisation s’obtient par une exposition fréquente à des formes correctes dans des contextes significatifs.
Une prise de conscience. Tout en prônant l’apprentissage de la grammaire par la langue, Lomb reconnaissait que l’esprit adulte a besoin de comprendre le « pourquoi ». Elle encourageait les apprenants à identifier consciemment et à expliciter les règles qu’ils découvrent eux-mêmes, car cet effort personnel crée une compréhension plus profonde et durable, ainsi qu’un sentiment d’accomplissement. Cette approche combine acquisition intuitive et compréhension logique, rendant l’apprentissage plus solide.
4. Acquérez le vocabulaire en contexte, pas isolément
Le mot ou le nom à mémoriser ne doit jamais flotter dans le vide, mais être associé à un autre terme ou concept déjà connu.
Le contexte est roi. Lomb insistait sur le fait que les mots ne peuvent être compris ni appris isolément ; ils doivent être rencontrés et mémorisés dans leur « contexte » — le texte environnant, la situation ou les concepts associés. Apprendre des mots à partir de simples glossaires, où une seule équivalence dans la langue maternelle est donnée, prive le mot de son riche « arrière-plan » et de ses multiples sens, conduisant à une compréhension superficielle et à un oubli rapide.
Des glossaires personnalisés. Elle recommandait de créer des « glossaires désordonnés » où les mots sont notés dans le contexte où ils sont apparus, avec synonymes ou antonymes. Cette compilation personnelle, utilisant différents instruments et styles d’écriture, crée des liens associatifs forts en mémoire. Le fait de déduire le sens d’un mot par le contexte puis de le noter procure un « sentiment d’accomplissement » qui renforce l’apprentissage.
Mnémoniques et associations. Pour lutter contre l’oubli, Lomb préconisait les mnémoniques — l’art de placer les termes dans des contextes artificiels ou de les associer à des connaissances existantes. Cela peut être lexical, sémantique ou phonétique. Bien qu’elle reconnaisse le risque des « faux amis » (mots semblables en apparence mais de sens différents), elle estimait que l’association consciente est essentielle pour fixer le vocabulaire nouveau en mémoire, surtout pour les termes abstraits ou symboliques.
5. Pratiquez consciemment et activement, surtout par des monologues
Si je parle avec moi-même, je suis soulagée que mon interlocuteur ne s’indigne pas de mes longues hésitations, accords grammaticaux difficiles et lacunes lexicales comblées dans la langue maternelle.
Les monologues sont précieux. Lomb était une fervente partisane de « l’autologue » — les monologues silencieux dans la langue cible. Cette méthode d’auto-pratique offre un espace sûr et sans jugement pour expérimenter nouveau vocabulaire et structures grammaticales sans la pression d’un partenaire de conversation. Elle permet de dépasser les inhibitions, de consolider les connaissances et de maintenir l’engagement linguistique même en solitaire.
Un engagement conscient. Qu’il s’agisse d’écouter la radio, de regarder la télévision ou d’observer des locuteurs étrangers, Lomb soulignait l’importance de « l’activité consciente ». Cela signifie discerner activement les sons, les comparer à sa langue maternelle et identifier les règles de prononciation. Elle recommandait des « exercices phonétiques » avec des mots sans sens pour pratiquer les sons difficiles et les positions de la bouche, souvent devant un miroir.
La répétition est fondamentale. Lomb considérait la répétition comme un « élément essentiel de l’apprentissage des langues », comparable à un couteau pour un tourneur ou au carburant pour un moteur. Les livres offrent une source illimitée pour cela, permettant de relire textes et phrases sans contrainte. Enregistrer et réécouter des émissions en langue étrangère offre aussi des occasions de répétition ciblée, notamment pour améliorer prononciation et intonation.
6. L’âge n’est pas un obstacle ; adaptez votre style d’apprentissage
La deuxième fausse idée sur l’âge et l’apprentissage des langues est que « on peut oublier en vieillissant, mais plus apprendre ». Ce serait triste si c’était vrai.
Démystifier les mythes sur l’âge. Lomb contestait la croyance répandue selon laquelle les enfants sont naturellement meilleurs pour apprendre les langues et que les adultes âgés ne peuvent plus apprendre efficacement. Elle expliquait que si les enfants acquièrent la langue automatiquement et intuitivement, les adultes apprennent logiquement, en s’appuyant sur leur cadre intellectuel existant. Le « rythme lent » de l’enfant, qui met des années à maîtriser sa première langue, est souvent ignoré.
Les atouts des adultes. Les adultes disposent d’un monde intellectuel et émotionnel riche, d’un « second système de signal » (forme linguistique) développé, et d’un esprit logique qui cherche raisons et schémas. Cela leur permet d’utiliser la grammaire comme « catalyseur » et de faire des comparaisons conscientes entre langues, accélérant ainsi l’apprentissage. Les « années de retraite » offrent une opportunité unique d’étude autodirigée, motivée par l’intérêt, sans les pressions de la jeunesse.
Surmonter les inhibitions. Si les apprenants plus âgés peuvent rencontrer des difficultés de prononciation (mieux acquise avant 12-14 ans) et de mémorisation des noms, ces obstacles sont surmontables. Lomb suggérait d’associer noms et mots à quelque chose de personnel et d’utiliser des « expressions de lancement » pour dépasser les hésitations à l’oral. Elle notait que les femmes, en général, ont un désir de communication plus fort et moins d’inhibitions, ce qui les rend souvent plus à l’aise.
7. Utilisez dictionnaires et manuels adaptés avec discernement
Un dictionnaire est un moyen durable d’étancher votre soif de savoir. Il mérite quelques réflexions pour les milliers de mots qu’il contient.
Les dictionnaires : clés, pas béquilles. Lomb considérait les dictionnaires comme d’« excellentes clés » pour déverrouiller une langue, susciter la réflexion et aider à l’acquisition de nouveaux alphabets. Elle encourageait à acheter, feuilleter et « corner » ses dictionnaires, notamment pour les langues « hiéroglyphiques » comme le chinois ou le japonais, afin de saisir rapidement les relations lettre-son à travers les mots internationaux.
Évitez la dépendance excessive. Cependant, elle mettait en garde contre l’abus des dictionnaires. Bien qu’inspirants au début, ils peuvent ensuite « vous faire cesser de penser », incitant à la paresse en fournissant des réponses faciles au lieu d’encourager le travail intellectuel. Elle recommandait une approche « intelligente » : si un mot échappe, essayer de se souvenir de bribes vagues puis vérifier dans un dictionnaire inversé (cible-source), ce qui renforce mieux la mémoire.
Manuels sur mesure. Lomb insistait sur l’importance d’utiliser des manuels conçus par des auteurs partageant la langue maternelle de l’apprenant. Ce n’est pas du chauvinisme, mais la reconnaissance que chaque nation rencontre des « difficultés spécifiques » dans l’apprentissage d’une langue étrangère. Les manuels destinés aux locuteurs natifs de la langue cible, ou à d’autres origines linguistiques, exagèrent ou négligent souvent des points évidents ou particulièrement ardus pour un groupe donné.
8. Parlez stratégiquement : compromis et périphrases
Parler une langue étrangère signifie toujours un compromis, disait Kosztolányi.
Le compromis est inévitable. En parlant une langue étrangère, surtout au début, Lomb conseillait d’accepter que la communication implique souvent un compromis. L’objectif est de faire passer son message efficacement, même si ce n’est pas avec le mot ou la structure grammaticale parfaite. Cette approche pragmatique aide à dépasser la peur de l’erreur et encourage la pratique orale continue.
Outils de communication stratégiques :
- Paires de mots : Apprendre les verbes avec leurs objets habituels (ex. « un obstacle est surmonté », « un devoir est accompli ») facilite le rappel et la construction de phrases naturelles.
- Synonymes et antonymes : Si le mot exact manque, utiliser un mot proche ou son contraire (ex. « pas lâche » au lieu de « courageux ») permet de maintenir le fil de la conversation.
- Périphrases : Décrire un concept quand le mot précis est oublié (ex. « la petite fleur humble qui se révèle par son parfum de loin » pour « violette ») est un dernier recours poétique et efficace.
Attention aux faux amis. Lomb soulignait le danger des « faux amis » — mots semblables en apparence ou en son, mais de sens différents (ex. espagnol « burro » pour âne vs italien « burro » pour beurre). Ils peuvent entraîner des malentendus embarrassants voire graves, soulignant la nécessité d’un apprentissage contextuel rigoureux et de ne pas se fier aux seules ressemblances superficielles.
9. L’interprétation : sommet de la maîtrise linguistique et de l’agilité mentale
L’interprétation simultanée est l’une des professions les plus modernes et intellectuellement intéressantes.
Un art exigeant. Lomb considérait l’interprétation, surtout simultanée, comme le plus haut niveau d’accomplissement en langue étrangère. Elle requiert une combinaison extraordinaire de compétences : association d’idées fulgurante, calme imperturbable, système nerveux robuste, et une disponibilité constante à étudier des sujets variés. Les interprètes passent en quelque sorte « 30 à 40 examens par an » sur des thèmes disparates.
Défis uniques. L’interprétation simultanée présente des difficultés propres, absentes des autres tâches linguistiques. L’interprète doit traiter des phrases inachevées, deviner l’intention du locuteur avant que le mot clé ne soit prononcé (ex. le « nicht » en allemand qui arrive à la fin). Cela exige que l’esprit « sorte constamment de la sphère de la langue source » pour tourner dans l’orbite de la langue cible, passant d’une matrice linguistique à l’autre en une fraction de seconde.
Au-delà de la langue. Ce métier demande plus que la maîtrise linguistique ; il exige des connaissances techniques, économiques et scientifiques approfondies dans divers domaines. Les interprètes jouent souvent le rôle d’ambassadeurs culturels, comblant non seulement des écarts linguistiques mais aussi conceptuels et culturels. Les anecdotes de Lomb, du « crabe » traduit en « soupe de roux » à la délicate question du « sexage » des poussins, illustrent la nécessité constante de sensibilité culturelle et de créativité sous pression.
10. Les dix demandes : un guide pratique pour accélérer l’apprentissage
Soyez fermement convaincu que vous êtes un génie linguistique. Si les faits prouvent le contraire, rejetez la faute sur la langue récalcitrante, les dictionnaires ou ce livre, mais pas sur vous-même.
Un engagement quotidien. Les « Dix demandes » de Lomb proposent un cadre concis et concret pour un apprentissage efficace. La première insiste sur l’engagement quotidien, même pour un simple monologue de dix minutes, de préférence le matin. Ce petit effort régulier crée une dynamique et maintient la langue vivante dans l’esprit.
Habitudes d’apprentissage stratégiques :
- Flexibilité : Changez de méthode quand l’enthousiasme faiblit (radio au lieu de lecture, par exemple).
- Apprentissage contextuel : Apprenez toujours mots et grammaire dans leur contexte, jamais isolément.
- Prise de notes active : Écrivez des phrases en marge pour les réutiliser comme « éléments préfabriqués ».
- Exercices mentaux : Faites des traductions rapides et improvisées d’observations quotidiennes pour le plaisir.
- Matériel corrigé uniquement : Mémorisez seulement ce qui a été corrigé pour éviter d’ancrer des erreurs.
- Idiomes à la première personne : Apprenez les expressions idiomatiques à la première personne du singulier pour faciliter le rappel et l’usage naturel.
- Attaque multiforme : « Assiégez » la langue de toutes parts (journaux, radio, films, manuels, locuteurs natifs).
Parlez et croyez en vous. La neuvième demande encourage à parler sans craindre l’erreur, tout en acceptant la correction (sans s’irriter). La dixième, sans doute la plus puissante, est de garder une foi inébranlable en son « génie linguistique », en rejetant la faute sur des facteurs externes si le progrès semble lent. Ce discours positif est crucial pour maintenir motivation et résilience tout au long du parcours.
Résumé des avis
Polyglot de Kató Lomb suscite des avis partagés. Nombreux sont les lecteurs qui le trouvent inspirant et riche en enseignements précieux sur l’apprentissage des langues, saluant l’importance que Lomb accorde à la lecture et à l’auto-apprentissage. Ils apprécient ses anecdotes personnelles ainsi que ses conseils pratiques. Toutefois, certains reprochent au livre sa structure, ses points de vue parfois dépassés et l’absence de fondements scientifiques. Plusieurs critiques soulignent que l’ouvrage ne tient pas pleinement la promesse annoncée par son titre, à savoir un guide complet pour apprendre les langues. Malgré ses défauts, beaucoup le recommandent néanmoins comme une lecture intéressante pour les passionnés de langues et les futurs polyglottes.
Les lecteurs ont aussi lu
FAQ
What’s "Polyglot: How I Learn Languages" by Kató Lomb about?
- Personal journey of a polyglot: The book is an autobiographical account of Kató Lomb’s experiences learning 16 languages, mostly as an adult, and her reflections on language acquisition.
- Practical language learning advice: Lomb shares her unconventional methods, strategies, and philosophies for learning languages, emphasizing reading and self-study.
- Demystifying language learning: The book aims to dispel myths about innate talent, arguing that motivation, perseverance, and good methods are more important than natural ability.
- Insights into language careers: Lomb discusses her work as a translator and interpreter, offering a behind-the-scenes look at these professions.
- Anecdotes and humor: The narrative is rich with personal stories, humor, and metaphors that make language learning relatable and enjoyable.
Why should I read "Polyglot: How I Learn Languages" by Kató Lomb?
- Inspiration for adult learners: Lomb’s success in learning languages as an adult challenges the notion that language acquisition is only for the young.
- Practical, tested methods: The book offers actionable strategies and tips that can be applied by self-learners and classroom students alike.
- Encouragement and optimism: Lomb’s tone is encouraging, aiming to reduce anxiety and perfectionism in language learning.
- Unique perspective: As one of the first simultaneous interpreters and a rare female polyglot, Lomb provides insights not commonly found in other language learning books.
- Broader understanding of language: The book explores the cultural, psychological, and social aspects of language learning, making it valuable for both learners and educators.
What are the key takeaways from "Polyglot: How I Learn Languages" by Kató Lomb?
- Motivation over talent: Success in language learning depends more on motivation, perseverance, and diligence than on innate ability.
- Reading as a core method: Lomb advocates for reading interesting texts in the target language early and often, using context to learn vocabulary and grammar.
- Embrace imperfection: Languages are the only thing worth knowing even poorly; making mistakes is part of the process and should not deter learners.
- Context is crucial: Words and grammar are best learned in context, not in isolation, and monolingual dictionaries and glossaries should be used wisely.
- Personalization and enjoyment: Tailor your learning to your interests and needs, and find joy in the process rather than focusing solely on outcomes.
How does Kató Lomb’s language learning method work in "Polyglot: How I Learn Languages"?
- Start with reading: Begin by reading novels or texts in the target language, even before mastering grammar or vocabulary, and use context to infer meaning.
- Use glossaries and notes: Write down new words and phrases in the margins, focusing on those understood from context rather than every unknown word.
- Supplement with textbooks: Use textbooks for structured learning, but prioritize those designed for your native language to address specific challenges.
- Practice monologues: Engage in silent or spoken monologues in the target language to reinforce thinking and speaking skills.
- Seek diverse input: Besiege the language from all directions—books, radio, movies, technical papers, and conversations with native speakers.
What does Kató Lomb say about the role of motivation and talent in language learning?
- Motivation is key: Lomb argues that genuine interest, motivation, and perseverance are the primary drivers of language learning success.
- Talent is overrated: She explicitly rejects the idea of an innate "language talent," stating that anyone can learn languages with the right approach.
- Demystifying polyglots: Lomb wants to remove the "heroic status" of polyglots and make language learning accessible to all.
- Gender and communication: She observes that women may have an advantage due to a stronger desire to communicate and less inhibition.
- Overcoming inhibition: Self-confidence and willingness to make mistakes are more important than any supposed natural gift.
How does "Polyglot: How I Learn Languages" by Kató Lomb recommend learning vocabulary and grammar?
- Learn in context: Vocabulary and grammar should be acquired through exposure to real texts, not by rote memorization of isolated words or rules.
- Use glossaries creatively: Keep personal, messy glossaries with words and phrases encountered in meaningful contexts, using different colors and styles for better recall.
- Focus on patterns: Internalize grammatical patterns ("lasts" or "tuning forks") through repeated exposure and use, rather than abstract rules.
- Prioritize high-frequency words: Start with the most useful words and expressions, especially those needed for everyday communication.
- Embrace repetition: Revisit texts and phrases multiple times to reinforce memory and understanding.
What is Kató Lomb’s advice on reading and pronunciation in language learning?
- Read early and often: Begin reading in the target language as soon as possible, choosing texts that are interesting and relevant to you.
- Don’t obsess over unknown words: Skip words you don’t understand at first; focus on overall comprehension and let repeated exposure clarify meanings.
- Pronunciation through listening: Use radio, TV, and recordings to develop pronunciation, paying attention to sounds, intonation, and rhythm.
- Practice with nonsense words: Drill difficult sounds using made-up syllables to avoid interference from known words.
- Learn from mistakes: Observe pronunciation errors made by others and yourself to consciously correct and improve.
Who is "Polyglot: How I Learn Languages" by Kató Lomb for, and who is it not for?
- For motivated learners: The book is aimed at the "Average Language Learner" (ALL) who is curious, motivated, and willing to invest regular time.
- Suitable for adults: Lomb’s methods are especially relevant for adult learners, including those starting later in life.
- Not for the uncommitted: Those with too little or too much free time, or lacking genuine interest, may not benefit as much from her approach.
- Not a quick fix: The book does not promise instant results or "magic passwords" but emphasizes consistent, enjoyable effort.
- For self-directed learners: Ideal for those who want to supplement traditional classes with personal methods and self-study.
What does Kató Lomb say about age and language learning in "Polyglot: How I Learn Languages"?
- Children aren’t always faster: Lomb challenges the idea that children are inherently better at language learning, noting that adults can learn efficiently with motivation.
- Pronunciation window: Native-like pronunciation is best acquired before age 12–14, but adults can still achieve high proficiency.
- Lifelong learning: There is no upper age limit for language learning; retirees can benefit intellectually and emotionally from studying languages.
- Memory strategies: Older learners should use association and context to aid memory, especially for names and vocabulary.
- Perspective with age: Older learners may have broader perspectives and can use monologues and word games to maintain and expand their skills.
How does "Polyglot: How I Learn Languages" by Kató Lomb address the use of dictionaries and textbooks?
- Dictionaries as tools, not crutches: Use dictionaries to inspire thinking and learn alphabets, but avoid over-reliance that stifles contextual learning.
- Monolingual dictionaries: Even at an elementary level, use learner’s dictionaries in the target language to deepen understanding.
- Textbooks tailored to your language: Choose textbooks designed for your native language to address specific learning challenges.
- Avoid foreign elementary textbooks: Adult learners should not use children’s textbooks from other countries, as their needs and contexts differ.
- Supplement, don’t replace: Use dictionaries and textbooks to supplement, not replace, active engagement with real texts and conversations.
What are Kató Lomb’s "Ten Requests" (Commandments) for language learners in "Polyglot: How I Learn Languages"?
- Daily engagement: Spend time with the language every day, even if only for a short monologue.
- Vary your activities: Switch between reading, listening, writing, and speaking to maintain motivation.
- Learn in context: Memorize words and grammar as part of phrases and real usage, not in isolation.
- Use margin notes: Write useful phrases in the margins of texts for quick reference and practice.
- Translate for fun: Practice quick translations of signs, ads, and snippets for mental exercise.
- Memorize only corrected material: Avoid reinforcing mistakes by only memorizing teacher-corrected texts.
- First-person idioms: Learn idiomatic expressions in the first person for easier recall and use.
- Attack from all sides: Expose yourself to the language through diverse media and situations.
- Don’t fear mistakes: Speak without fear, and ask for corrections without taking offense.
- Believe in your ability: Maintain confidence in your potential as a language learner, blaming the language or materials if needed—not yourself.
What are the best quotes from "Polyglot: How I Learn Languages" by Kató Lomb and what do they mean?
- "Languages are the only thing worth knowing even poorly." — Even imperfect language skills can build bridges and facilitate communication, unlike other skills where partial knowledge can be dangerous or useless.
- "One learns grammar from language, not language from grammar." — Practical exposure and usage are more effective for internalizing grammar than abstract study.
- "A foreign language is a castle. It is advisable to besiege it from all directions..." — Successful language learning requires a multifaceted approach, using all available resources and experiences.
- "I want to demystify language learning, and to remove the heroic status associated with learning another language." — Lomb’s goal is to make language learning accessible and ordinary, not reserved for the "gifted."
- "If the facts demonstrate otherwise, heap blame on the pesky language you aim to master, on the dictionaries, or on this book, not on yourself." — Maintaining self-confidence and a positive attitude is crucial; don’t internalize setbacks as personal failures.
How does "Polyglot: How I Learn Languages" by Kató Lomb challenge common myths about language learning?
- Age is not