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Le boulevard

Le boulevard

par Jean-François Sénéchal 2016 304 pages
3.7
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Plot Summary

Départ au matin propre

Un matin d'anniversaire, tout change

Chris se réveille le jour de ses dix-huit ans dans un appartement inhabituellement propre, sa mère ayant tout rangé avant de disparaître. Il ne comprend pas tout de suite qu'elle est partie pour de bon. Il continue sa routine, aidant les voisins, croisant des figures familières du quartier, et s'émerveille devant une Mustang rutilante, symbole de ses rêves et de ses frustrations. La disparition de sa mère, d'abord perçue comme une surprise d'anniversaire, devient rapidement une absence douloureuse. Chris, naïf et attachant, commence à ressentir le vide laissé par celle qui décidait de tout pour lui, et dont l'amour, mêlé de honte et de fatigue, a toujours été ambivalent. Ce départ marque le début d'une quête initiatique d'autonomie, de reconnaissance et d'amour, sur fond de solitude et de fragilité.

Le boulevard, terrain de jeu

Le boulevard, espace de liberté et d'envie

Chris arpente le boulevard, lieu de tous les possibles et de toutes les frustrations. Il y croise des amis, des commerçants, et rêve de conduire, d'être comme les autres, de posséder ce qu'il n'a pas. Le boulevard est à la fois une vitrine de la société de consommation et un théâtre où Chris tente de s'intégrer. Il observe les voitures, les vitrines, les gens heureux, et ressent l'exclusion, la pauvreté, mais aussi la chaleur humaine de son quartier. Ce lieu devient le miroir de ses désirs et de ses limites, un espace où il cherche sa place, oscillant entre admiration, envie et résignation. Le boulevard incarne la frontière entre le rêve et la réalité, entre l'enfance protégée et l'âge adulte incertain.

Mustang, rêves et rancunes

La Mustang, symbole de revanche et de désir

Fasciné par la Mustang de Luc Boutin, Chris se remémore les humiliations subies à l'école, la violence de Luc, et son propre sentiment d'infériorité. Il possède un talent rare : ouvrir n'importe quelle serrure, mais ce don le place à la marge, sollicité pour de mauvaises raisons. La voiture devient l'objet de ses fantasmes de liberté, de puissance, mais aussi de vengeance contre ceux qui l'ont rabaissé. Chris oscille entre la tentation de transgresser les règles et la peur de décevoir sa mère. La Mustang cristallise ses contradictions : désir d'émancipation, besoin de reconnaissance, et crainte de ne jamais être à la hauteur des attentes des autres.

Joe, mentor inattendu

Joe, figure paternelle et complice

Joe Lafarge, bricoleur du quartier, devient le mentor de Chris. Il lui apprend à conduire, à réparer, à se débrouiller, lui offrant une reconnaissance et une confiance que Chris n'a jamais reçues ailleurs. Joe, lui-même marqué par la vie et les erreurs, voit en Chris un élève appliqué et loyal. Leur relation, faite de complicité, d'humour et de respect, permet à Chris de s'affirmer, de découvrir ses capacités et de gagner en autonomie. Joe lui transmet aussi ses failles, ses secrets, et l'initie à la complexité du monde adulte, où la débrouillardise côtoie parfois la transgression. Cette amitié, fondée sur l'entraide et la confiance, devient un pilier essentiel dans la reconstruction de Chris.

Maman disparue, attente infinie

L'absence maternelle, douleur et espoir

Après le départ de sa mère, Chris sombre dans l'attente et la mélancolie. Il s'enferme dans l'appartement, se nourrit mal, regarde la télévision pour fuir la réalité. Les voisines, Madame Sylvester et Madame Toussaint, tentent de l'aider, mais il refuse d'ouvrir sa porte. L'absence de sa mère réveille ses peurs d'enfant abandonné, ses souvenirs d'angoisse et de dépendance. Peu à peu, il comprend qu'il doit survivre seul, trouver un sens à sa vie sans elle. L'attente devient un moteur, une douleur qui le pousse à chercher des repères ailleurs, à s'accrocher à ceux qui l'entourent, et à espérer, malgré tout, un retour ou un signe d'amour maternel.

Devenir concierge, trouver sa place

Trouver un rôle, gagner sa dignité

Grâce à Madame Sylvester, Chris devient concierge de l'immeuble. Ce travail lui apporte une stabilité, une utilité, et la reconnaissance des locataires. Il découvre la satisfaction du travail bien fait, la fierté d'être utile, et la possibilité de gagner sa vie honnêtement. Ce nouveau statut lui permet de s'intégrer, de tisser des liens, et de se sentir enfin à sa place. Mais la solitude persiste, surtout le soir, quand l'absence de sa mère se fait plus cruelle. Chris apprend à composer avec ses faiblesses, à demander de l'aide à Joe, et à accepter que l'autonomie s'acquiert lentement, au prix de nombreux efforts et de petites victoires quotidiennes.

Jessica, amour inaccessible

Jessica, l'idéal féminin et la blessure

Jessica Éthier, la belle rousse du quartier, incarne pour Chris l'amour impossible, le rêve d'une vie meilleure, la reconnaissance sociale. Il l'admire de loin, se souvient de leurs rares échanges, et fantasme sur une relation qui ne viendra jamais. Jessica est convoitée par les « mauvais garçons », dont Luc Boutin, et finit par partir avec un homme plus âgé. Chris, blessé, jaloux, se venge maladroitement, mais reste fidèle à son amour platonique. Jessica symbolise l'inaccessibilité, la frustration, mais aussi l'espoir d'être aimé pour ce qu'il est. Sa trajectoire croise celle de Chris à plusieurs reprises, révélant la difficulté de s'affirmer face à ses propres limites et à la violence du monde.

Garry, mission et révélations

Garry, figure paternelle déchue, confie une mission

Garry, le père de Jessica, malade et en fin de vie, demande à Chris de retrouver sa fille avant de mourir. En échange, il promet des informations sur la mère de Chris. Cette mission donne à Chris un but, une raison d'agir, et l'oblige à sortir de sa zone de confort. Il affronte ses peurs, traverse la ville, et découvre la complexité des relations humaines, la violence, la manipulation, mais aussi la possibilité de réparer, de réconcilier. Garry, à travers ses confidences, révèle à Chris des pans cachés de son histoire familiale, l'importance du pardon, et la nécessité de faire la paix avec le passé pour avancer.

Sauver Jessica, affronter Steven

Affronter la violence pour sauver l'autre

Chris retrouve Jessica, prisonnière d'une relation toxique avec Steven. Il brave sa peur, l'aide à s'échapper, et l'accompagne à l'hôpital pour revoir son père mourant. Cette aventure, pleine de dangers et d'émotions, marque un tournant dans la vie de Chris. Il découvre le courage, la solidarité, et la force de l'amitié. Jessica, reconnaissante, lui offre une reconnaissance et une tendresse qu'il n'avait jamais connues. Mais cette parenthèse heureuse est de courte durée : Jessica part réaliser ses rêves ailleurs, laissant Chris face à sa solitude, mais aussi grandi par l'expérience, plus confiant en ses capacités à agir et à aimer.

La honte, la famille, les racines

Affronter la honte et chercher ses origines

À la recherche de sa mère, Chris rencontre sa grande-tante Henriette, découvre l'histoire familiale, la honte, les secrets, et la difficulté d'assumer sa différence. Il comprend que sa mère a elle-même été abandonnée, qu'elle a souffert de la honte d'avoir un fils « en retard », et que la famille est un lieu de blessures autant que de réconfort. Cette quête identitaire, douloureuse mais nécessaire, permet à Chris de mieux comprendre ses propres failles, d'accepter son passé, et de se réconcilier avec l'idée qu'on ne choisit pas toujours sa famille, mais qu'on peut choisir ceux qui nous entourent et nous aiment.

Chloé, l'amitié qui grandit

Chloé, de l'amitié à l'amour

Chloé, une jeune femme du quartier, partageant la même différence que Chris, devient peu à peu son amie, puis sa complice et enfin son amoureuse. Ensemble, ils construisent un stand au Marcado, partagent des projets, des rires, des peines. Chloé incarne la possibilité d'un amour simple, sincère, sans jugement. Leur relation, faite de maladresses, de tendresse et de respect, permet à Chris de s'ouvrir, de s'affirmer, et de croire en la possibilité d'être heureux malgré les obstacles. Chloé, par sa présence et son affection, aide Chris à se sentir digne d'être aimé, à dépasser la honte et la peur de l'abandon.

Joe, la chute et la fuite

Joe, la spirale de la dépendance

Joe, rattrapé par ses vieux démons, sombre dans le jeu, les dettes, la violence. Chris, fidèle à son mentor, l'aide à fuir, vole une voiture pour lui, et l'accompagne dans sa cavale. Cette épreuve met à l'épreuve leur amitié, la loyauté de Chris, et sa capacité à faire face à des situations extrêmes. Joe, blessé, hospitalisé, finit par reconnaître ses erreurs et demande pardon à Chris. Cette crise, douloureuse, permet à Chris de comprendre que l'amitié implique aussi de savoir dire non, de protéger l'autre de lui-même, et de ne pas porter seul le poids des fautes des autres.

Tania, sacrifice et amour

Tania, l'amour mature et le sacrifice

Tania, la compagne de Joe, vend tous ses biens pour rembourser les dettes de son amoureux et le sauver. Son geste, à la fois douloureux et libérateur, montre à Chris la force de l'amour adulte, capable de tout sacrifier pour l'autre. Tania devient un modèle de courage, de générosité, et d'abnégation. Elle enseigne à Chris que le bonheur ne réside pas dans l'accumulation des objets, mais dans la capacité à aimer, à pardonner, et à se reconstruire après les épreuves. Son histoire inspire Chris à croire en la possibilité d'un avenir meilleur, même après les pires tempêtes.

Le stand, la réussite de Chloé

Le stand, symbole d'accomplissement et d'inclusion

Avec l'aide de Chris, Chloé réalise son rêve d'avoir son propre stand au Marcado. Leur projet rencontre un succès inattendu, attire l'attention des médias, et devient un symbole d'inclusion et de réussite pour les personnes différentes. Chris découvre la fierté du travail accompli, la joie de partager un projet, et la reconnaissance sociale. Mais le succès s'accompagne aussi de nouveaux défis : la fermeture du Marcado, la nécessité de s'adapter, de rebondir, de croire en ses capacités malgré les changements. Le stand devient le lieu où Chris apprend à s'affirmer, à se sentir utile, et à croire en l'avenir.

Le retour de Joe, le pardon

Le pardon, clé de la reconstruction

Après sa convalescence, Joe revient auprès de Chris et de Tania. Les liens se resserrent, les blessures se referment, et chacun apprend à pardonner, à soi-même et aux autres. Chris comprend que le pardon est essentiel pour avancer, pour ne pas rester prisonnier du passé, et pour construire des relations solides et sincères. Joe, affaibli mais lucide, transmet à Chris la leçon la plus importante : on ne peut pas tout porter seul, il faut accepter l'aide des autres, reconnaître ses faiblesses, et continuer d'avancer, un pas à la fois.

Noël, familles choisies

Noël, célébrer les liens choisis

Pour la première fois, Chris passe Noël sans sa mère, mais entouré de ceux qui l'aiment : Madame Sylvester, Madame Toussaint, Joe, Tania, Chloé. Il découvre la chaleur des familles choisies, la joie de donner et de recevoir, et la possibilité d'être heureux malgré l'absence. Les cadeaux, les repas, les rires partagés deviennent autant de preuves que la famille n'est pas seulement une question de sang, mais de cœur. Chris apprend à accepter l'amour des autres, à se sentir digne d'être fêté, et à célébrer la vie, même imparfaite, même cabossée.

Chloé, l'amour ordinaire

L'amour ordinaire, source de bonheur

La relation entre Chris et Chloé s'approfondit, devient plus intime, plus adulte. Ensemble, ils découvrent la tendresse, la sexualité, la complicité. Leur amour, loin des clichés romantiques, est fait de maladresses, de rires, de soutien mutuel. Chris, longtemps persuadé qu'il n'était pas digne d'être aimé, apprend à s'ouvrir, à faire confiance, à se laisser aimer pour ce qu'il est. Chloé, par sa simplicité et sa générosité, lui offre la possibilité d'un bonheur ordinaire, mais vrai, loin des rêves inaccessibles et des blessures du passé.

Grandir, dessiner sa vie

Grandir, c'est écrire sa propre histoire

À l'approche de ses dix-neuf ans, Chris fait le bilan de son année : il a perdu sa mère, trouvé un travail, des amis, l'amour, et une famille choisie. Il comprend que grandir, c'est accepter de ne pas tout comprendre, de ne pas tout contrôler, mais de continuer à avancer, à aimer, à pardonner. Il commence à dessiner dans le cahier rouge de sa mère, prolongeant ainsi l'histoire familiale, et s'autorise à rêver d'un avenir heureux, même sans elle. Chris n'est plus un orphelin, mais un adulte en devenir, capable de transformer la douleur en force, la solitude en lien, et l'attente en espérance.

Characters

Chris (Christopher Asselin)

Enfant-adulte, naïf et résilient

Chris est le narrateur et le cœur du roman. Jeune homme avec une déficience intellectuelle, il vit dans un monde où la simplicité de ses émotions contraste avec la complexité de la société qui l'entoure. Son rapport à la réalité est direct, sans filtre, oscillant entre naïveté, lucidité et une profonde soif d'amour. Marqué par l'abandon de sa mère, il cherche sa place, son utilité, et la reconnaissance des autres. Sa gentillesse, sa loyauté et sa capacité à s'émerveiller font de lui un personnage attachant, mais aussi vulnérable. Son évolution passe par l'apprentissage de l'autonomie, la découverte de l'amitié, de l'amour, et l'acceptation de ses propres limites. Chris incarne la résilience, la capacité à transformer la douleur en force, et à trouver le bonheur dans les petites choses.

Maman (Sylvie Asselin)

Mère ambivalente, blessée et absente

Figure centrale et fantomatique, la mère de Chris est à la fois source de tendresse et de souffrance. Marquée par la honte, la pauvreté, et la difficulté d'accepter la différence de son fils, elle oscille entre protection excessive et rejet. Son départ, le jour des dix-huit ans de Chris, est à la fois un abandon et un acte de survie. Elle incarne la fragilité des liens familiaux, la difficulté d'aimer sans condition, et la quête impossible du bonheur ailleurs. Son histoire, révélée peu à peu à travers les souvenirs, les confidences et le cahier rouge, éclaire les blessures transgénérationnelles et la difficulté de se libérer du passé.

Joe Lafarge

Mentor cabossé, figure paternelle

Joe est un bricoleur du quartier, ancien joueur compulsif, qui devient le mentor et l'ami de Chris. Il lui transmet des savoir-faire, mais aussi des valeurs de loyauté, de débrouillardise et de solidarité. Joe est lui-même marqué par la vie, les erreurs, les dépendances, mais il trouve en Chris une raison de se dépasser, de transmettre, et de se racheter. Leur relation, faite de complicité, d'humour et de respect, est essentielle à la reconstruction de Chris. Joe incarne la possibilité de se relever, de demander pardon, et de trouver une forme de rédemption dans l'amitié et l'amour.

Chloé Rivard

Amie, complice, puis amoureuse

Chloé partage avec Chris une déficience intellectuelle, mais aussi une grande force de caractère, une créativité et une capacité à s'affirmer. Leur relation évolue de l'amitié à l'amour, dans la tendresse, la maladresse et la complicité. Chloé est un modèle d'autonomie, de persévérance, et d'acceptation de soi. Elle permet à Chris de croire en la possibilité d'un bonheur simple, d'un amour ordinaire, loin des rêves inaccessibles. Leur couple, atypique mais solide, incarne l'espoir, la résilience, et la beauté des différences.

Tania Drolet

Voisine généreuse, amoureuse courageuse

Tania est une figure maternelle de substitution, une femme généreuse, passionnée de bibelots, qui trouve en Joe un amour mature et réparateur. Son sacrifice pour sauver Joe, sa capacité à tout recommencer, et sa bienveillance envers Chris font d'elle un pilier du quartier. Tania incarne la force de l'amour adulte, la capacité à pardonner, à se reconstruire, et à offrir une seconde chance à ceux qu'on aime. Elle montre à Chris que le bonheur se construit dans le don de soi, la solidarité, et la capacité à tourner la page.

Madame Sylvester

Propriétaire bienveillante, guide discrète

Madame Sylvester, propriétaire du bloc, est une femme d'origine anglaise, raffinée, discrète, mais d'une grande générosité. Elle joue un rôle clé dans l'émancipation de Chris, lui offrant un travail, un toit, et une reconnaissance. Son histoire personnelle, marquée par la rupture avec sa propre famille, fait écho à celle de Chris et de sa mère. Madame Sylvester incarne la possibilité de choisir sa famille, de créer des liens d'adoption, et de transmettre des valeurs d'entraide, de respect et de tolérance.

Jessica Éthier

Idéal féminin, rêve inaccessible

Jessica est la belle rousse du quartier, objet de tous les désirs et de toutes les jalousies. Pour Chris, elle incarne l'amour impossible, la réussite sociale, et la beauté inatteignable. Sa trajectoire, marquée par la violence, la fuite, puis la réussite à Hollywood, symbolise la difficulté de s'affirmer, de se libérer des déterminismes, et de croire en ses rêves. Jessica, par sa reconnaissance et sa tendresse envers Chris, lui offre une forme de réparation, de validation, et d'espoir.

Luc Boutin

Bourreau d'enfance, ange gardien ambigu

Luc Boutin, ancien harceleur de Chris, est un personnage complexe, à la fois violent, charismatique, et capable de gestes de générosité. Passionné de voitures, il incarne la tentation de la transgression, la fascination du pouvoir, mais aussi la possibilité de changer, de se racheter. Sa relation avec Jessica, puis avec Chris, oscille entre rivalité, admiration et protection. Luc symbolise la part d'ombre de chacun, la difficulté de se libérer de ses démons, et la possibilité de trouver une forme de rédemption dans l'amour et l'amitié.

Garry Éthier

Père déchu, quête de réconciliation

Garry, père de Jessica, malade et en fin de vie, confie à Chris la mission de réunir sa famille avant de mourir. Il incarne la figure paternelle absente, la culpabilité, le besoin de pardon, et la difficulté de réparer les erreurs du passé. Sa relation avec Chris est faite de confidences, de transmission, et de reconnaissance. Garry montre à Chris que la réconciliation est possible, que le pardon est nécessaire, et que la famille, même brisée, peut se retrouver dans l'épreuve.

Félix

Ami d'enfance, miroir de la différence

Félix, ancien camarade de classe de Chris, partage avec lui la différence, la marginalité, et la difficulté à s'intégrer. Leur amitié, faite de jeux, de maladresses et de rivalités, rappelle à Chris son propre parcours, ses peurs, et la nécessité de s'accepter tel qu'il est. Félix incarne la fragilité, la naïveté, mais aussi la joie simple de l'enfance, la fidélité, et la possibilité de rester soi-même malgré le regard des autres.

Plot Devices

Narration à la première personne

La voix de Chris, filtre naïf et sincère

Le roman est entièrement raconté à la première personne, à travers le regard de Chris. Ce choix narratif permet une immersion totale dans sa subjectivité, ses émotions, ses incompréhensions et ses émerveillements. La langue, simple, orale, parfois maladroite, rend compte de sa différence, mais aussi de sa lucidité et de sa sensibilité. Ce filtre narratif crée une proximité avec le lecteur, suscite l'empathie, et donne une force particulière aux scènes de douleur, de joie ou de confusion. La narration à la première personne permet aussi de jouer sur l'ironie dramatique, le lecteur comprenant souvent plus que le narrateur, ce qui renforce la dimension tragique et touchante du récit.

Objets symboliques

Objets, souvenirs et transmission

Le roman accorde une grande importance aux objets : la Mustang, le cahier rouge, les bibelots de Tania, les tuques de Chloé, les cadeaux de Noël. Ces objets sont porteurs de mémoire, de désir, de transmission. Ils incarnent les liens entre les personnages, les ruptures, les réconciliations, et la possibilité de se reconstruire à partir des traces du passé. Le cahier rouge, en particulier, devient le support de la quête identitaire de Chris, le lieu où il découvre l'histoire de sa mère, et où il commence à écrire la sienne.

Quête initiatique

Parcours de l'enfance à l'âge adulte

Le roman suit la structure d'une quête initiatique : après l'abandon maternel, Chris doit affronter une série d'épreuves (solitude, travail, amour, trahison, pardon) pour devenir adulte. Chaque rencontre, chaque échec, chaque victoire contribue à sa formation, à l'acquisition de nouvelles compétences, à la découverte de ses propres forces et faiblesses. La quête de la mère, du père, de l'amour, de la reconnaissance, structure le récit et donne un sens à l'errance de Chris.

Famille choisie et solidarité

La famille, au-delà du sang

Le roman met en scène la construction d'une famille choisie, fondée sur l'entraide, la solidarité, et l'acceptation des différences. Les personnages secondaires (Joe, Tania, Madame Sylvester, Chloé) deviennent les piliers d'une nouvelle communauté, où chacun trouve sa place, son utilité, et la possibilité d'être aimé pour ce qu'il est. Cette famille choisie s'oppose à la famille biologique, souvent source de douleur, de honte ou d'abandon, et montre que le bonheur se construit dans le lien, le partage, et la capacité à accueillir l'autre.

Thèmes de la honte, du pardon et de la résilience

Honte, pardon, résilience, moteurs du récit

La honte, qu'elle soit sociale, familiale ou personnelle, traverse tout le roman. Elle empêche d'aimer, de s'accepter, de s'ouvrir aux autres. Le pardon, à soi-même et aux autres, devient la clé de la reconstruction, de la réconciliation, et de l'accès au bonheur. La résilience, enfin, est incarnée par Chris et les personnages qui l'entourent : la capacité à transformer la douleur en force, à rebondir après les épreuves, à croire en la possibilité d'un avenir meilleur.

Analysis

Un roman sur la différence, la résilience et la famille choisie

« Le boulevard » de Jean-François Sénéchal est une plongée bouleversante dans la tête d'un jeune homme « en retard », qui cherche sa place dans un monde souvent hostile, indifférent ou moqueur. À travers la voix singulière de Chris, le roman interroge la notion de normalité, la difficulté d'aimer et d'être aimé, et la force des liens qui se tissent en dehors de la famille biologique. Loin du misérabilisme, le récit célèbre la résilience, la capacité à transformer la douleur en force, et à trouver le bonheur dans la simplicité, l'entraide et l'amour ordinaire. Le roman invite à repenser la notion de réussite, à valoriser la diversité, et à reconnaître la dignité de chacun, quelle que soit sa différence. Il rappelle que grandir, c'est apprendre à pardonner, à s'accepter, et à choisir ceux qui nous rendent meilleurs. Dans une société où l'exclusion et la honte persistent, « Le boulevard » offre une leçon d'humanité, de tendresse et d'espoir, portée par une voix inoubliable.

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Avis

3.7 sur 5
Moyenne de 492 évaluations de Goodreads et Amazon.

Readers overwhelmingly praise Le boulevard for its deeply touching portrayal of Chris, an 18-year-old with an intellectual disability abandoned by his mother. Reviewers describe Chris as endearing, authentic, and profoundly moving, with his naive, honest perspective serving as the novel's greatest strength. The unique second-person narration format resonates powerfully. Many cite emotional responses ranging from laughter to tears. While a few readers found the pacing slow or were assigned it reluctantly, most consider it a hidden gem of contemporary Canadian literature that deserves wider recognition.

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4.25
2 évaluations

À propos de l'auteur

Jean-François Sénéchal grew up surrounded by books and writes for both young and adult audiences. After studying anthropology and writing about Haiti, he returned to his literary passion. His work has earned significant recognition: the Prix Jeunesse des libraires du Québec for Au carrefour in 2019 and the Governor General's Award for Les avenues in 2021. Le boulevard appeared on the International Board on Books for Young People's 2018 honour list. In 2017, he received the Canada Council for the Arts' Joseph S. Stauffer Prize in literature, establishing him as an acclaimed voice in Canadian literature.

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